Notre Commune - Jacques Maupillier

Jacques-Louis Maupillier est né le 28 septembre 1777 à Chanteloup dans l'une des maisons située derrière l'Eglise, route de Courlay, et décédé à Boismé (Deux-Sèvres) le 24 juin 1857.

Combattant des guerres de Vendée, ce jeune paysan Deux-Sévrien s'enrôle dans l'armée vendéenne en 1793. Il est blessé 5 fois, notamment d'un coup de baïonnette dans le dos à la bataille de Bois-Grolleau près de Cholet et au bras et à la jambe gauche à la bataille de La Châtaigneraie en l'année 1794. Un certificat de pension est daté du 30 août 1826. Il a été immortalisé par Louise de la Rochejaquelein qui l'a dessiné « les armes à la main parce qu'il ne les a jamais quittées ».

Il se retire à Boismé, journalier demeurant « aux Touches » et meurt dans une extrême pauvreté et hors d’état de pourvoir à sa subsistance et à celle de sa famille, à cause de ses blessures.

Ce personnage a inspiré Philippe de Villiers en 1977 pour la création de la Cinéscénie du Puy du Fou et son spectacle dont le héros s'appelle Jacques Maupillier.

 

 

 

 

 

 

 

Les guerres de Vendée à Chanteloup
 

Le paysan tient à sa religion car c'est celle de ses parents ; mais ce n'est pas un fanatique pour autant et le catholique, dans le bocage des Deux-Sèvres, et notamment du côté de Moncoutant, côtoie le protestant.

Dès la fin de 1789, la Révolution s'en prend au clergé avec la mise à sa disposition de ses biens. Le bas clergé n'en est pas effrayé car lui ne possède rien, ou pas grand chose.

La constitution civile du clergé le 12 juillet 1790 et surtout sa condamnation par le pape constitue un tournant essentiel dans la progression de la résistance à la Révolution, résistance qui s'amplifie car les sujets de mécontentement vont se faire de plus en plus nombreux.

Dans le sud des Deux-Sèvres, on note 90% d'assermentés. Dans le nord, le refus est quasi général.

A Bressuire, le curé Aubin prêta serment mais se rétracta en 92 puis émigra en Espagne.

Le curé de Chanteloup, Pierre François Fleuriot de la Jumeraye, prêta serment. "Son serment fut catégoriquement désavoué par l'ensemble de la population qui bouda la messe. En 1793, l'armée vendéenne chassa Fleuriot de Chanteloup. Il fut obligé de se réfugier à Soulièvres, près d'Airvault." (Pascal Paineau:  Chanteloup au XVIIIe siècle).
 

Chanteloup pendant la révolution

 

L'insurrection vendéenne n'épargna pas Chanteloup. La plupart des maisons du bourg et celles aussi de quelques villages furent incendiées en 1794 par les colonnes infernales. Le 10 juillet 1793, alors que le bourg était occupé par un millier de Vendéens, les troupes du général Bonnaire, soit 2000 hommes et 300 cavaliers, venant de la Châtaigneraie, les attaquèrent au début de l'après-midi.
Prévenus de l'arrivée des Bleus, les Vendéens s'embusquèrent non loin du bourg, sur la route de Moncoutant et les accueillirent par des salves nourries. Les républicains, surpris, se débandèrent d'abord, mais leur général réussit à les regrouper et à les entraîner. Les gars du bocage ne résistèrent pas à cette vigoureuse offensive et s'enfuirent dans toutes les directions.
A la fin de septembre 1799, la loi des otages fut appliquée à Chanteloup.

 

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